Accident durant les Fêtes – Transport de Lorie Burke à Wasaga Beach
avril 2, 2026
2 avril, 2026
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Wasaga
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By: Par: Mikayla Ottogalli
Lorie Burke et son mari, Brian, se préparaient à célébrer Noël entourés de leur famille et de leurs amis. Le
couple vivait à Wasaga Beach depuis 24 ans et s’était fait de nombreux amis dans leur communauté très soudée. Lorie se réjouissait tout particulièrement de passer du temps avec sa fille, qui venait tout juste d’annoncer qu’elle était enceinte. Lorsqu’un terrible accident est survenu et a mené au transport de Lorie par Ornge, elle a eu besoin de tout le soutien possible de ses proches.
Le 28 décembre 2024, Lorie et son mari étaient en route vers la maison de leur fille pour célébrer Noël et passer du bon temps ensemble. Sept minutes après leur départ, la voiture a été violemment percutée et a tournoyé sur elle-même avant de s’immobiliser sur l’accotement. Brian, qui était au volant, s’en est tiré indemne. Mais lorsqu’il s’est tourné vers Lorie, il a tout de suite vu qu’elle était gravement blessée.
« Brian a tendu la main et l’a posée sur ma jambe. Il m’a demandé : “Est-ce que tu es correcte?” et je lui ai répondu : “Non, je ne pense pas”, se souvient Lorie. Je n’avais aucune douleur, mais je ressentais une sensation très étrange au niveau de ma poitrine et de ma tête. J’avais l’impression d’être presque sortie de mon corps. Il y avait une pression inhabituelle dans ma poitrine, mais je ne sentais aucune fracture, aucune blessure, rien. Je ne sentais absolument rien ».
Les paramédicaux et les pompiers sont rapidement arrivés sur les lieux. Ils ont extrait Lorie du véhicule, l’ont embarquée dans l’ambulance et l’ont transportée d’urgence à l’Hôpital général et marine de Collingwood, où l’ampleur réelle de ses blessures a été constatée par le médecin traitant, le Dr Chisolm, et son équipe. Au total, elle avait subi huit fractures et deux lacérations très importantes, dont l’une risquait de mener à l’amputation de son pied droit. La gravité de ses blessures était telle que l’équipe soignante a immédiatement demandé un transport par Ornge.
« J’avais des fractures au pied, au tibia et au péroné, et une énorme plaie qui couvrait environ les trois quarts de la circonférence de ma jambe au-dessus de ma cheville et qui avait presque sectionné mon pied. J’avais aussi un genou fracturé, le ligament croisé postérieur (LCP) complètement sectionné, une fracture de la hanche et le bassin écrasé, en plus d’une large plaie ouverte de 10 par 15 centimètres à la jambe droite. J’avais le sternum, une clavicule et un doigt fracturés. En plus de tout cela, ma bouche était complètement fendue, j’avais des dents cassées et une légère commotion cérébrale », décrit Lorie.
Elle poursuit : « À mon arrivée en traumatologie, mon mari, mon frère et sa conjointe ont attendu dans la salle d’attente que le médecin vienne leur donner des nouvelles sur mon état. Ensuite, mon mari a été autorisé à venir me voir. Il était encore sous le choc de ce qui venait de se passer. »
Lorie a été transférée à l’Hôpital Sunnybrook en tant que patiente en traumatologie complexe de niveau 2. À l’annonce du transfert, toute sa famille a pris la route vers Toronto pour l’y rejoindre.
« Je ne me souviens de rien jusqu’au moment où j’étais dans l’hélicoptère. Le personnel médical d’Ornge à l’arrière de l’appareil m’a réveillée et quelqu’un m’a dit : “Lorie, l’hélicoptère va bientôt décoller; ce sera très bruyant lorsque les pales commenceront à tourner, et je voulais éviter de vous faire sursauter.” La seule autre chose dont je me souviens, c’est d’avoir ouvert les yeux et d’être à l’arrière de l’hélicoptère. Il m’a dit : “Tout va bien, vous pouvez vous rendormir, détendez vous.” Il m’a réveillée de nouveau à l’atterrissage pour m’informer que nous étions arrivés à l’Hôpital Sunnybrook et que ce serait encore très bruyant. »
À son arrivée à l’hôpital, Lorie a été évaluée à l’unité de traumatologie du transport aérien, et l’équipe chirurgicale a été avisée de son arrivée. Une intervention a été planifiée pour le lendemain matin. L’équipe de médecins a expliqué qu’elle prévoyait réparer toutes les fractures de Lorie en une seule intervention chirurgicale. Quatre chirurgiens composaient l’équipe, dont un qui a été rappelé de vacances pour renforcer les effectifs. La première opération de Lorie a duré 10 heures, un épisode particulièrement éprouvant pour son mari et sa famille, qui attendaient des nouvelles. L’équipe chirurgicale a réussi à traiter toutes les fractures au cours de cette intervention. Une deuxième intervention a eu lieu le 30 décembre avec l’équipe de chirurgie plastique afin de nettoyer et de refermer les plaies aux jambes. Un drain a aussi été installé pour faciliter l’écoulement de liquides. Heureusement, Lorie n’a pas eu besoin d’amputation.
Elle est restée hospitalisée jusqu’au 23 janvier, accompagnée tous les jours par un membre de sa famille. Ensuite, son état a été jugé suffisamment stable pour qu’elle soit transférée de nouveau à l’Hôpital général et marine de Collingwood, où elle a passé 10 jours de plus. L’ergothérapeute, en collaboration avec la famille de Lorie, a commencé à préparer son retour à domicile.
« Guérir à la maison, ça reste le meilleur des remèdes. »
Aujourd’hui, Lorie a retrouvé la capacité à marcher à l’aide d’une orthèse au genou et poursuit un traitement régulier. Elle est retournée voir les pompiers qui l’avaient extraite du véhicule pour leur faire une surprise et les remercier, car il était important pour elle de leur dire à quel point leur intervention avait été cruciale pour qu’elle puisse être transportée à l’hôpital rapidement. Ils ont été stupéfaits de voir Lorie debout et capable de marcher. Elle a aussi pu assister à des moments marquants avec sa famille.
« Je savais que j’allais devenir grand mère en août et que je devais me battre afin d’être présente pour ma fille. Mon objectif était d’être capable de marcher jusqu’à la salle d’accouchement en août, et je l’ai fait, avec seulement une orthèse au genou. J’ai réussi! »
Lorie tient à remercier l’équipage de vol et à souligner sa rapidité, son professionnalisme et son expertise. Elle a aussi apprécié qu’Ornge l’informe qu’elle avait reçu des produits sanguins à bord. Ornge garde des produits sanguins à bord de tous ses appareils, une autre mesure essentielle qui permet de sauver des vies.
« J’ai reçu une lettre par la poste m’informant qu’on m’avait administré une transfusion sanguine : ça m’a vraiment impressionnée, se souvient Lorie. À l’équipage de vol : merci pour votre travail, pour les longues heures que vous y consacrez, pour l’attention que vous portez aux patients que vous transportez, pour faire d’eux la priorité absolue lorsqu’ils sont sous votre responsabilité, et surtout pour m’avoir transportée si rapidement dans une situation de traumatisme. Je crois sincèrement que cela m’a sauvé la vie. »
Les soins et la compassion des pilotes, des paramédicaux d’Ornge et du personnel du centre de contrôle des opérations n’ont pas été oubliés. Ces personnes ont joué un rôle déterminant pour faire du transport de Lorie et des soins qui ont suivi un parcours de soins axé sur la patiente, conformément aux valeurs de notre organisme. Lorie, son mari et ses proches partagent le même sentiment : sans Ornge, cet accident aurait pu avoir une tout autre issue.
« On vit sa vie sans jamais penser qu’on pourrait avoir besoin de ce genre de service. Et lorsqu’on en a besoin… mon Dieu, j’en ai les larmes aux yeux. Quand je repense à la rapidité avec laquelle vous êtes arrivés sur place et m’avez transportée, je vous suis profondément reconnaissante. Nous sommes extrêmement chanceux de pouvoir compter sur une équipe aussi remarquable que celle d’Ornge, qui sauve des vies chaque jour! », conclut Lorie.
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